Communiqué de presse : VERS DES SOINS PALLIATIFS PLUS PRÉCOCES ET INTÉGRÉS

Journée Mondiale des Soins Palliatifs

Pour beaucoup, le terme ‘soins palliatifs’ fait écho à la fin de vie et à l’arrêt des traitements curatifs. A l’occasion de la Journée mondiale des soins palliatifs, qui a lieu ce 8 octobre, la Fédération Bruxelloise Pluraliste de Soins Palliatifs et Continus (FBSP) souhaite attirer l’attention sur la récente modification de loi[1] qui élargit la définition des soins palliatifs.


De nombreux éléments démentent cette ancienne vision des soins palliatifs.  Tout d’abord, la réalité de terrain montre que les besoins de confort et de soulagement peuvent se manifester dès le diagnostic de maladie grave. Ensuite, différentes études[2] sont venues objectiver les besoins médico-psycho-sociaux bien avant la phase terminale. Il ressort également de l’une d’elles que les soins palliatifs en Belgique ne sont commencés en moyenne que 2 à 3 semaines avant le décès du patient !

« Si la loi sur les soins palliatifs de 2002 a constitué une avancée de taille en reconnaissant le droit aux soins palliatifs, il était temps de l’adapter à l’évolution médicale », souligne le Dr Dominique Bouckenaere, présidente de la FBSP.

Parmi les modifications apportées par la loi, il y a lieu d’en citer deux importantes. Premièrement, les soins palliatifs ne se limitent plus désormais à la fin de vie. Deuxièmement, les soins curatifs et les soins palliatifs ne s’excluent plus.

Pour la FBSP, il est temps de créer une culture où le sujet peut être abordé sans tabou avec le patient et ses proches. « Des études ont montré que les soins palliatifs précoces et intégrés n’améliorent pas seulement la qualité de vie des patients, mais peuvent également allonger leur durée de vie et même, dans certains cas, engendrer une diminution des dépenses en matière de santé. En effet, le fait d’en parler plus précocement aux patients va faire en sorte que certains vont refuser certains traitements agressifs ou hospitalisations inutiles en fin de vie pour privilégier des soins de confort ».

Pour traduire cette nouvelle vision dans la pratique, une étude dirigée par le Pr. M. Desmedt et commanditée par le SPF Santé Publique a élaboré l’outil PICT qui permet de détecter les patients palliatifs plus précocement, quelle que soit leur pathologie, et d’évaluer l’intensité de leurs besoins. « La Cellule Fédérale d’Évaluation des Soins palliatifs se penche à présent sur l’implémentation de cet outil en pratique », commente le Dr Bouckenaere.

« Au sein de la Fédération Bruxelloise, nous espérons que cette avancée législative constituera un signal fort vers un changement des mentalités. Il ne reste plus à présent qu’à faire reculer les clichés, lutter contre les tabous et faire de cette nouvelle vision un nouveau standard des soins », conclut la présidente de la FBSP.

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[1] La loi modifiant la loi du 14 juin 2002 qui vise à élargir la définition des soins palliatifs, entérinée par la Chambre le 23 juin 2016, a été promulguée le 21juillet 2016 (Moniteur belge du 29 août 2016).

[2] Flanders Study to Improve End-of-Life Care and Evaluation Tools FLIECE

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